mercredi 18 février 2009
À jeunesse désillusionnée, solutions inappropriées ?...
Par Animateur Fédéral, mercredi 18 février 2009 à 01:01 :: Blog fédéral
Aujourd’hui, le contexte dans lequel la jeunesse doit faire ses preuves n’est pas des plus sereins : depuis plusieurs années, elle peine à trouver sa place face à un climat social et économique qui ne favorise pas son intégration dans la société. Ce constat s’applique dans de nombreux pays, les derniers événements en Grèce le démontrent. Les jeunes en France ressentent également du désintérêt de la part des politiques au pouvoir ; le fait que pour la première fois en 2007 le Président de la République élu n’était majoritairement pas le choix de la jeunesse l’atteste. Le fait que la jeunesse fasse partie ces derniers mois du pourcentage qui a fait basculé le nombre de chômeurs à 2 millions le confirme également.
Ces faits sont malheureusement peu relevés par les politiques, et très souvent, la voix des jeunes ne peut s’élever que par le biais de mouvements et de manifestations. Le gouvernement actuel pense que la création d’un Haut Commissariat à la jeunesse va remédier à ce malaise. Nous, jeunes Socialistes, pouvons réellement nous demander s’il s’agit encore d’une énième tentative pour détourner les revendications des jeunes. S’agit-il d’une décision qui ne vise qu’à envisager la création d’un RSA pour les jeunes puisque la question s’était posée ? On justifie une telle mesure au nom de l’autonomie de la jeunesse. On pourrait s’en satisfaire, mais ont-il la vision réelle de cette autonomie ? Lorsque le gouvernement base celle-ci sur l’idée de mérite, on comprend que, là encore, la route sera longue pour les jeunes. Que signifie le mérite quand la situation est faussée initialement du fait des inégalités sociales et culturelles de la jeunesse ? Simplement un creusement des inégalités.
Nous devons rappeler que l’autonomie permet à la jeunesse de créer ses propres conditions d’avenir, de s’approprier sa liberté et son émancipation. L’autonomie au travers du mérite n’en prend pas le chemin. Cette fonction dédiée à la jeunesse ne doit pas être un pansement sur une jambe de bois, mais doit transformer les conditions de vie de la jeunesse. Elle doit intégrer le besoin d’émancipation, par la culture, par l’éducation, par une véritable passerelle entre le monde étudiant et l’entrée sur le marché du travail, par les aides financières apportées pour trouver un logement, pour prendre en main son avenir. C’est sur ces terrains que la jeunesse attend des réponses. Les jeunes veulent être responsables de leur avenir mais ne veulent pas d’une course au plus méritant qui façonnerait la jeunesse à son envie.
MJS France







