Note de formation sur "le pouvoir d'achat"
Par Secrétariat fédéral à la communication, lundi 21 janvier 2008 à 18:11 :: Blog fédéral :: #160 :: rss
Note de formation issue de la commission d'étude sur le pouvoir d'achat :
I. Le pouvoir d’achat : c’est quoi ?
II. Bilan : une très faible augmentation du pouvoir d’achat
III. Inflation : les bas revenus subissent
IV. Choix du gouvernement : la quantité et non la qualité
Les propositions des socialistes pour redonner du pouvoir d'achat
I. Le pouvoir d’achat : c’est quoi ?
II. Bilan : une très faible augmentation du pouvoir d’achat
III. Inflation : les bas revenus subissent
IV. Choix du gouvernement : la quantité et non la qualité
Les propositions des socialistes pour redonner du pouvoir d'achat
Le Pouvoir d’Achat
I. Le pouvoir d’achat : c’est quoi ?
Aujourd’hui, dans notre société, l’un des principaux problèmes économiques est celui du pouvoir d’achat. Le pouvoir d'achat est la capacité d'achat en termes de biens et services d'un revenu donné après avoir déduit les prélèvements obligatoires et ajouté les prestations sociales. Son évolution sur une période donnée se calcule selon le ratio :variation de l'indice des revenus
variation de l'indice des prix
Plus le pouvoir d’achat est important, plus la consommation des ménages est importante, plus la croissance économique nationale augmente. En effet, la consommation représente plus de la moitié des recettes de notre pays. On comprend donc pourquoi Nicolas Sarkozy accorde une attention toute particulière au pouvoir d’achat, si celui-ci veut obtenir ce point de croissance qui nous manque tant.
ATTENTION : tout comme les chiffres du chômage, le pouvoir d’achat est calculé selon un indice des prix très politiquement critiquable. En effet, les frais d’achat de produits de haute technologie (électroménager, matériel audio et vidéo) sont compris dans ce calcul, alors que par exemple, les frais d’immobilier (payement à crédit ou loyer), qui représentent pourtant une charge significative à payer chaque mois, ne sont pas comptés dans l’indice du pouvoir d’achat, sous prétexte qu’ils représentent un investissement et non une consommation. Il existe donc une injustice.
II. Bilan : une très faible augmentation du pouvoir d’achat
Depuis quelques années, la capacité de consommation des ménages n’a que très peu augmenté, et de manière très inégale.En effet, entre 1998 et 2005, les salaires du secteur privé et semi-public n’ont gagné en moyenne que 0.6% de pouvoir d’achat par an. Secteur à l’intérieur duquel les cadres ont connu une augmentation de 0.7%. Les ouvriers, dont l’indice d’augmentation de revenu correspond également à +0.7%, ont vu leur pouvoir d’achat augmenté en grande partie suite à l’augmentation du Smic lié au « 35 heures ». Les professions intermédiaires et les employés quand à eux, affichent au contraire une progression nulle de leur pouvoir d’achat.
Dans le secteur public, l’évolution est encore plus négative avec une hausse d’ensemble d’uniquement 0.1% d’augmentation de pouvoir d’achat par an. Le pouvoir d’achat des employés et des ouvriers ont augmenté de 0.5%. Pour le reste, le bilan est catastrophique : -0.1% pour les profession intermédiaires et -1.1% pour les cadres. Pas étonnant que la grève des salariés de la fonction publique du 20 novembre dernier a été bien suivi.
Mais l’évolution très faible du pouvoir d’achat s’est également fait ressentir très fortement dans les couches sociales les plus défavorisées, celle des très bas revenus. Les retraités ont perdu constamment de leur pouvoir d’achat depuis 1994. Le RMI est uniquement à 435 euro, ce qui correspond à seulement la moitié du seuil de pauvreté. L’ASS (allocation spécifique de solidarité) touchée par les chômeurs sans assurance chômage s’élève à 435 euro. Il paraît évident qu’il devient nécessaire et très urgent d’accroître les prestations et les minima sociaux dans un pays aussi riche que la France. Evidence que ne partage pas notre président de la République qui s’empresse au contraire de rendre les hauts revenus encore plus riche.
Le bilan économique de ces 8 dernières années est donc catastrophique et malheureusement, l’avenir ne s’avère guère plus réjouissant.
III. Inflation : les bas revenus subissent
Depuis octobre dernier les français on put constater le grand retour de l’inflation. Bien qu’en dessous de la moyenne Européenne ( 2% contre 2.7% de moyenne ) l’augmentation de l’inflation augmente l’inquiétude des français vis à vis de leur pouvoir d’achat. De plus si l’on prend uniquement l’inflation des produits agroalimentaires ( +5.9% avec +10.5% pour Danone et 16% pour Lactis ), de l’énergie ( +9.7% pour le sans plomb, +7.6% pour le gazole et +2.5% pour l’électricité et le gaz ), on constate une nette augmentation malgré les atténuations dues à la hausse de l’euro, à l’effet stabilisant de la TIPP et à la puissance publique.Le prix des logements a également atteint des chiffres record. Comme expliqué plus haut, le prix de l’immobilier, considéré comme un investissement et non comme une consommation, n’est pas comptabiliser dans l’indice des prix et n’influe donc pas dans les chiffres officiels du pouvoir d’achat. Mais cette hausse va tout de même réduire, de manière conséquente, le revenu disponible des ménages. Et une fois de plus, ce seront les faibles revenus qui paieront en premier l’addition. En effet, plus le revenu est important, moins la part du revenu disponible accordé aux dépenses liées aux consommations premières (nourriture, énergie, loyer) est importante. Par exemple, l’alimentation pèse 17% du budget d’un ouvrier contre 12% chez un cadre. L’accélération récente de l’inflation vas très rapidement creusé les inégalités. Les effets commences déjà à ce faire sentir. De plus les fonds qui auraient pu être utilisés pour aider les plus pauvres touché par l’inflation, ont déjà étaient très largement utilisé dans le paquet fiscal destinée aux revenus les plus élevé.
IV. Choix du gouvernement : la quantité et non la qualité
Pour pouvoir augmenter le pouvoir d’achat des ménages français, notre président de la République propose une série de réformes, qui bien évidemment ont très peu de chance de montrer leur efficacité…1° La destruction annoncée des 35 heures :
La base de son projet : le slogan martelé pendant toute sa campagne « travailler plus pour, gagner plus » ... Les chiffres parlent d’eux même : depuis 1960, le PIB par habitant a été multiplié par trois, or le temps de travail a baissé environ d’un tiers. La première cause de ce progrès sociale considérable n’est pas l’augmentation du de la quantité de travaille mais la qualité de ce travail. Autrement dit sa productivité. C’est grâce au progrès technique que l’industrie à permis une combinaison plus efficace de capital et de travail. Le progrès technique de notre nouvelle ère économique est la diffusion des technologies de l’information et de la communication, la recherche et l’investissement dans l’enseignement supérieur. Domaines dans lesquels la France connaît déjà un retard dû à la faiblesse des moyens qui y sont consacrés (la réforme des universités n’a pas été faite dans l’optique d’améliorer la recherche dans notre pays).2° Pourquoi ? Pour les heures supplémentaires !
Un projet phare de la relance économique, et donc du pouvoir d’achat, du nouveau gouvernement est celui de la défiscalisation des heures supplémentaires. Réforme qui encouragerait les français à travailler plus. Cette réforme ne permettra donc pas une hausse de l’emploi : un employeur a tout intérêt à payer des heures sup. à un employé déjà embauché et de surcroît déjà formé plutôt que d’embaucher un nouveau travailleur. Cela lui reviendrait beaucoup plus cher. Mais il est important de signaler quelque chose que N.Sarkozy a oublié de précisé dans sa campagne: seul le patronat décide ou non de recourir à des heures sup., le salarié n’aura en aucun cas le choix. Ces heures vont certes mettrent un peu de beurre dans les épinard des salariés qui en bénéficieront mais au prix d’une probable stagnation, voir hausse, du chômage mais surtout d’une aggravation des déficits publics et sociaux. Il est essentiel de « travailler tous » avant de « travailler plus ». En France, le taux de chômage des jeunes et des seniors est très important : augmenter le taux d’emploi de ces deux classes aurait un impact positif sur le revenu par habitant et donc sur le pouvoir d’achat.3° Le paquet fiscal : un cadeau pour les hauts revenus !
N. Sarkozy a cru qu’ainsi, il relancerait l’activité, permettant d’élever par la même occasion le pouvoir d’achat de tous… Depuis sept mois, nous ne pouvons apercevoir aucun signe qu’une telle dynamique soit en train de s’enclencher. Le surplus d’argent des hauts revenus part d’abord en suisse avant d’être injecté dans le circuit économique français… Notre président prévoit également une libéralisation des prix et des implantations dans la grande distribution.4° Abrogation des lois sur les marges arrières : la mort des commerces de proximité !
En abrogeant les lois censées tempérés les excès de domination de la grande distribution, N. Sarkozy espère faire baisser les prix et donc augmenter le pouvoir d’achat des français. Ces marges arrières sont l’écart entre le prix du produit acheté au producteur et prix du produit revendu par le distributeur. Elles ne sont pas forcément souhaitée par les grands distributeurs, mais imposées par l’Etat pour harmoniser les prix avec ceux des petits commerces. Leur abrogation risque de créer une véritable guerre des prix qui encourra de lourdes conséquences pour l’emploi : les grands distributeurs auront tout intérêt à se restructurer (accélération du remplacement des caissières par des caisses automatiques) et les fournisseurs seront poussés à automatiser et à délocaliser. Pour quelque euros économisés dans le caddie des français, des dizaines de milliers d’emplois dans le commerce et l’industrie risquent de disparaître.LES PROPOSITIONS DES SOCIALISTES POUR REDONNER DU POUVOIR D’ACHAT
Face à la hausse des produits de 1ère consommation
• une incitation fiscale pour faire baisser les prix des produits de 1ère nécessité (fruits, légumes, produits laitiers…)
• supprimer les marges arrières des distributeurs
• créer une « action de groupe » pour protéger les consommateurs des arnaques quotidiennes.
Face à la baisse des revenus
• Uns conférence de négociation collective pour l’augmentation des salaires et du SMIC
• Un plan de rattrapage des traitements dans la fonction publique.
• Une revalorisation immédiate des petites retraites.
• Une majoration de la prime pour l’emploi (PPE) de 50% dès 2008.
• Un malus pour les entreprises qui abusent des emplois à temps partiel et précaires.
Face à l’inflation immobilière
• La création d’un service public de la caution pour l’accès au logement.
• Faire respecter la loi imposant aux communes 20% de logements sociaux.
• Négocier la création d’un bouclier logement pour limiter le coût des loyers sur le revenu.
Face à l’inflation des prix de l’énergie
• Retour aux tarifs réglementés de l’électricité et du gaz.
• Créer un véritable chèque-transport pour les salariés (principe de contribution des employeurs à la carte orange en Ile-de-France, exonérée de cotisations sociales pour entreprises et d’impôt sur le revenu pour les bénéficiaires).
• Etablir la TIPP flottante afin de lisser les hausses continues des prix du pétrole.
• Supprimer l’exonération de TIPP dont bénéficient les carburéacteurs (instaurée en 1928, elle n’est plus justifiée aujourd’hui où les transports aériens participe beaucoup à l’émission de gaz à effets de serre).
Face aux abus bancaires
• Responsabiliser les organismes de crédits, face au problème du surendettement.
• supprimer les marges arrières des distributeurs
• créer une « action de groupe » pour protéger les consommateurs des arnaques quotidiennes.
Face à la baisse des revenus
• Uns conférence de négociation collective pour l’augmentation des salaires et du SMIC• Un plan de rattrapage des traitements dans la fonction publique.
• Une revalorisation immédiate des petites retraites.
• Une majoration de la prime pour l’emploi (PPE) de 50% dès 2008.
• Un malus pour les entreprises qui abusent des emplois à temps partiel et précaires.
Face à l’inflation immobilière
• La création d’un service public de la caution pour l’accès au logement.• Faire respecter la loi imposant aux communes 20% de logements sociaux.
• Négocier la création d’un bouclier logement pour limiter le coût des loyers sur le revenu.
Face à l’inflation des prix de l’énergie
• Retour aux tarifs réglementés de l’électricité et du gaz.• Créer un véritable chèque-transport pour les salariés (principe de contribution des employeurs à la carte orange en Ile-de-France, exonérée de cotisations sociales pour entreprises et d’impôt sur le revenu pour les bénéficiaires).
• Etablir la TIPP flottante afin de lisser les hausses continues des prix du pétrole.
• Supprimer l’exonération de TIPP dont bénéficient les carburéacteurs (instaurée en 1928, elle n’est plus justifiée aujourd’hui où les transports aériens participe beaucoup à l’émission de gaz à effets de serre).
Face aux abus bancaires
• Responsabiliser les organismes de crédits, face au problème du surendettement.
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